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Haiti EarthQuake Authors: Jason Bloomberg, Mark Campbell, AppDynamics Blog, Greg Schulz, Shelly Palmer

Related Topics: Cloud Computing, Cloudonomics Journal, SaaS Journal, CTO Journal, Ubuntu Linux Journal, SEO Journal, IBM Journal, Government Cloud Computing, Open Source Journal, Facebook on Ulitzer, Microsoft Developer, CIO/CTO Update, New Year 2010, Haiti EarthQuake

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L’Europe face aux défis des infrastructures Cloud Computing

Les deux composantes techniques majeures de cette révolution Cloud Computing

Cloud Expo Europe

La décennie 2010 - 2020 sera celle du Cloud Computing ; c’est un message que je répète sur ce blog depuis longtemps et il est maintenant bien accepté par tous les fournisseurs, y compris les «historiques», par la grande majorité des responsables informatiques.

Les deux composantes techniques majeures de cette révolution Cloud Computing sont les infrastructures et les usages, en mode SaaS, Software as a Service. Pour ces deux composantes, les conditions de la réussite sont très différentes.

Decennie Cloud 3 nuagesJe suis extrêmement pessimiste sur la capacité de l’Europe à réussir dans les infrastructures Cloud, et ... raisonnablement optimiste dans les usages.
Je vais me concentrer, dans ce texte, sur les infrastructures, les fondations du Tsunami Cloud Computing.


Infrastructures Cloud : les conditions de la réussite

Industry Amazon et Google ont montré la voie ; d’autres acteurs, comme IBM ou Microsoft on prit, plus tardivement, le même chemin, et les conditions de la réussite sont maintenant bien comprises.
Un adjectif résume leur approche : industrielle !

- Des investissements massifs : un nouveau Data Center rajouté à une infrastructure Cloud représente un investissement compris entre 500 millions et un milliard de dollars.

Map Google Data Centers - Une distribution géographique mondiale : Amazon a ou aura des implantations dans tous les grands continents ; le nombre d’implantations de Google dépasse les quarante sites.

- L’utilisation de logiciels très spécifiques, tous Open Source, dont j’ai déjà parlé plusieurs fois, et qui ont pour nom Linux, MapReduce, Hadoop, Traffic, HipHop et quelques autres.  Ce sont les seuls outils qui permettent de gérer efficacement la fiabilité, la redondance et la performance de ces mégas usines informatiques.

- Des équipes humaines très compétentes qui travaillent en permanence à l’optimisation des infrastructures, pour qui gagner un millième de seconde sur une opération est un succès majeur. Ce n’est pas par hasard que le CTO de ces entreprises (Chief Technical Officer) y occupe toujours une position stratégique au plus haut niveau, comme c’est le cas de Verner Wogels chez Amazon.

Un texte récent de Craig Labovitz montre à quel point les investissements de Google en serveurs, réseaux et autres OS sont stratégiques dans sa stratégie.

Containership Un autre élément clef de la stratégie des grands acteurs actuels du Cloud est de ne pas créer une fenêtre d’opportunité tarifaire pour leurs possibles concurrents. Amazon et Google ont choisi de faire profiter leurs clients de leurs économies d’échelle en ayant une politique de prix très agressive.

Pour un nouvel entrant, Il devient extrêmement difficile, voire impossible, de proposer des services d’infrastructures de Cloud Computing à des prix compétitifs avec ceux de ces leaders sans perdre beaucoup d’argent !

Des infrastructures Cloud européennes : peut-on y croire ?

Internet World stats sept 2009 - Regions Il y a en Europe plus d’internautes qu’aux USA, 418 millions contre 253 à la fin du mois de décembre 2009 (source Internetworldsats) ; ce n’est donc pas le marché qui manque.

En ce début d’année 2010, li n’existe aucune infrastructure Cloud Computing digne de ce nom en Europe ; chaque pays dispose bien sûr d’acteurs capables d’assurer des hébergements de serveurs, mais aucun n’a atteint une taille critique et une présence internationale forte.
image répartition Internautes
Il est évident pour moi, et je l’espère aussi pour la majorité des lecteurs, que toute approche «nationale» du Cloud Computing serait suicidaire ; c’est à l’échelle de l’Europe qu’il faut travailler, et vite.

L’Europe dispose des principales ressources qui lui permettraient de combler son retard dans le domaine des infrastructures Cloud Computing :
- Une excellente compétence en logiciel, avec des milliers d’informaticiens formés et capables de maîtriser tous les outils logiciels nécessaires. Comme en plus ils sont tous Open Source, il n’y aurait aucune possibilité de rétention de compétences par les États-Unis.
- Des ressources financières suffisantes : il suffirait de 3 à 4 milliards d’euros par an pendant les dix ans qui viennent pour construire un réseau de centres de calcul compétitifs.
- Dans une majorité de pays, des réseaux haut débit

filaires et sans fil plus performants et moins chers que ceux des États-Unis.

Avec autant de points positifs, pourquoi s’inquiéter ?

Pessimisme : Les trop nombreux échecs récents

J’ai, hélas, beaucoup plus de motifs d’inquiétude que d’optimisme.

Net 2010 - Cloud rupture ou mirage En Europe, la prise de conscience que le Cloud Computing était la prochaine grande mutation de l’industrie informatique a été très tardive. Il y a encore beaucoup de responsables politiques ou économiques qui n’en sont pas convaincus : le titre de la prochaine réunion du Club AFNET, ce vendredi 26 mars, est très révélateur de cet état d’esprit.

Mais le plus grave c’est l’accumulation d’échec des grands projets technologiques européens. j’en citerai simplement deux :

- Quaero, le moteur de recherche «concurrent» de Google. Les Allemands et les Français (Jacques Chirac en 2005) avaient lancé un projet qui alliait nous permettre de créer le meilleur moteur de recherche du monde. Les deux premières années ont été perdues pour des guerres stratégiques sur le choix du pays qui abriterait le siège de cette nouvelle organisation. On connait la suite.

Logo Galileo - Galiléo, lancé en 2001, est le projet européen qui devait libérer l’Europe de la dépendance du GPS américain ; le retard de ce projet est d’au moins dix années et ce nouveau service «pourrait» voir le jour en 2014, au plus tôt. La bonne nouvelle est qu’il existe déjà un .... logo du projet.

Tout est perdu ? Non, mais il faudrait agir très vite !
Comment ? Je vous propose une démarche qui serait, selon moi, la seule réaliste.


Une fédération européenne d’infrastructures Cloud

Au vu des échecs successifs des grands projets européens, il y a deux pistes à abandonner :
- Création d’un nouvel organisme international "ECCCC", l’European Cloud Computing Coordination Consortium.
Leadership - Confier le leadership du projet à un seul pays. L’annonce récente d’un Cloud français regroupant Orange, Thales et Dassault Systèmes est l’exemple parfait de ce qu’il faut éviter à tout prix. Ce consortium a pour premier objectif pratique de grappiller quelques centaines de millions d’euros de ce qui reste du «grand emprunt».

La réponse ?
Se mettre d’accord, très vite, sur une plateforme logicielle «Open Source» commune autour des meilleures solutions du marché.
Ce ne serait pas très compliqué, car tous les acteurs majeurs actuels du Cloud Computing,  Google, Amazon, Facebook,Yahoo!... utilisent les mêmes, que j’ai déjà cités plus haut.
Il faudra surement rajouter un peu d’intelligence logicielle supplémentaire, définir quelques API d’accès.... Nous avons toutes les ressources humaines nécessaires pour formaliser cette plateforme commune en moins de 12 à 18 mois.

Toute entreprise qui construira un centre de calcul sur cette plateforme logicielle commune pourra le connecter aux autres centres de calcul de ce réseau européen.
Les grands opérateurs téléphoniques, tels que Telefonica, Orange, DT ou BT seraient les premiers intéressés et pourraient constituer, avant 2015, une première infrastructure Cloud européen crédible.
Ils ont de longues expériences de collaboration, de gestion du «peering» et des refacturations croisées ; elles sont très proches de celles qui seront nécessaires pour gérer cette fédération de Centres de calcul.

Cette démarche est-elle techniquement et financièrement jouable ? Oui.

Verra-t-elle le jour ? Je crains fort que non.

Un choix «Cornélien» pour les entreprises utilisatrices

Choice Si l’Europe est incapable de proposer, avant la fin de 2015, des infrastructures Cloud Computing cohérentes et concurrentielles, les entreprises «clientes» seront face à un choix «Cornélien» :

- Utiliser les infrastructures Cloud proposées par les grands acteurs américains, pour maintenir leur compétitivité. Cette «dépendance» infrastructures peut rapidement devenir plus grave et plus dangereuse que la dépendance pétrolière actuelle de pays comme la France ou l’Allemagne.

- Rester sur des solutions d’informatique interne «artisanales», hors de prix et peu fiables, avec le risque d’être incapables de disposer d’un Système d’Information compétitif en termes de fonctionnalités, de coûts et de réactivité.

L’Europe saura-t-elle réagir, vite, unie et efficacement ?
Poser la question, c’est, hélas, y répondre !

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Louis Naugès is Founder & President of Revevol, the first European Consulting organization 100% dedicated to SaaS and Cloud Computing. He has 30 years of IT experience. Very few people in Europe have his knowledge and expertise in Cloud & SaaS technologies and applications. He works directly with CIOs of very large organizations. Revevol is the first EMEA distributor of Google Apps and the largest worldwide organization deploying Google Apps is one of Revevol's clients.